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Actes du colloque international organisé par l'Institut Panos Paris
Irak : médias, guerre et démocratie
Institut Panos Paris Olfa Lamloum A l’occasion de la parution, aux éditions Actes Sud, de l’ouvrage Irak : les médias en guerre, dirigé par Olfa Lamloum, l’Institut Panos Paris (IPP) a organisé le 4 novembre 2003 un colloque international sur le thème « Irak : médias, guerre et démocratie ».
Quatre mois après ce colloque, l’Institut Panos Paris se réjouit d’en publier les actes et tient, au nom de toute son équipe, à remercier par ces quelques lignes ses bienfaiteurs qui, en faisant confiance au sérieux et à la compétence de l’Institut, ont permis la tenue de cette journée : les éditions Actes Sud, le CCFD, Cordaid et le personnel du Centre Wallonie Bruxelles.
Nous tenons également à remercier tous les intervenants qui ont accepté de partager avec nous leur réflexion sur les médias en temps de guerre.
Ce colloque, articulé en deux temps, a permis à des journalistes états-uniens, européens et arabes ayant couvert le conflit en images ou par écrit de faire part de leur expérience de la guerre.
En donnant la parole à ces différents protagonistes de l’information, l’objectif poursuivi était de mettre en exergue les ambiguïtés, les ambivalences et les difficultés de dire et de montrer la guerre en Irak.
Nous avons tenu, dans un souci de fiabilité, à rester, pour la rédaction de ces actes, au plus près des interventions et des discussions. La réécriture de certains passages ou la suppression d’autres ne visent qu’à accroître la lisibilité du propos.
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Irak, les médias en guerre
Institut Panos Paris Sous la direction d'Olfa Lamloum Préface d'Alain Gresh septembre 2003 La « guerre préventive » contre l’Irak, dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001, est sans conteste l’un des faits les plus médiatisés de l’histoire de l’humanité. Jamais les préparatifs d’une guerre n’ont été ainsi transmis en direct par la truchement de cohortes de journalistes. Partout, les médias se sont ingéniés à relater dans ses moindres rebondissements le faux suspense diplomatique d’avant le 20 mars 2003, à spéculer longuement sur la probabilité et la date de déclenchement de l’intervention, à mobiliser une armada d’experts capables de disserter avec aplomb sur les armes de destruction massives irakiennes et les bunkers de Saddam tout en n’en sachant rien ou presque …
C’est pourquoi cette guerre offre un matériau inédit pour une analyse critique du comportement des médias dominants. Les contestations de rue que la perspective puis le déclenchement de la guerre ont provoquées, les doutes et le déficit de légitimité entourant l’aventure états-unienne, le malaise des régimes arabes craignant une extension de l’« ingérence » des Etats-Unis dans leurs propres territoires, les critiques émanant de certains gouvernements européens ont placé le champ médiatique face à un conflit qui résiste fortement à la simplification.
A travers six contributions, où les auteurs décrivent en fait six guerres différentes vues de six postes d’observation distincts (les Etats-Unis, la France, Israël, la Turquie, l’Irak lui-même et la chaîne panarabe Al-Jazira), le livre explore les modes de restitution des mots et des images de la guerre. Il tente de resituer les médias dans le cadre des enjeux de pouvoir nationaux. Il explicite leur rôle dans la mobilisation du consentement ou de l’opposition à la guerre.
Edité par Actes Sud, avec le concours financier de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir aussi :
Articles de presse / radio L'Humanité - 24 novembre 2003
Hebdo Al Ahram
Radio première chaîne - Canada
El Djezira - Emission du 18 février 2004
Regards du Sud sur le premier anniversaire des attentats du 11 septembre Les médias arabes et iraniens face à la commémoration des évènements qui ébranlèrent le monde
Institut Panos Paris 2003
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En septembre 2002, le monde occidental commémorait, à grand renfort de surenchère médiatique, le premier anniversaire des attentats survenus à New York un an plus tôt. Dans les pays du Sud, la presse, elle aussi, se souvenait, revenait sur les évènements, analysait leurs retombées, souvent dans des termes assez dissonants par rapport aux commentaires prédominants dans les grands médias occidentaux.
L’étude ici présentée par Panos Paris, la seconde qu’il ait publié dans le cadre de son programme « 11 septembre, et après ? Regards croisés sur les fractures du monde », propose une approche analytique des contenus médiatiques diffusés par une sélection de titres du monde islamique, dans la semaine du 11 septembre 2002. L’échantillon comprend des médias d’Iran, d’Arabie Saoudite, de Palestine et du Maroc. Il comprend aussi le site Web de AlJazira, ainsi qu’un quotidien pan-arabe publié à Londres, Al-Quds AlArabi. L’étude approfondie de cet échantillon révèle une surprenante diversité de points de vue entre les différents pays et les différents médias couverts, souvent hâtivement perçus, depuis le Nord, comme porteurs d’un discours monolithiques. Elle révèle aussi une forte autonomie des médias du sud, par rapport aux médias dominants des sociétés industrialisées, dans leur mode d’appréhension d’évènements à portée internationale. Elle montre également que l’effondrement des tours jumelles n’est pas, dans les pays du Sud, perçu comme un événement fondateur d’un nouvel ordre international, mais comme un nouveau maillon dans une chaîne de conflits entrelacés les uns aux autres. La question israélo-palestinienne est souvent identifiée par eux comme constituant le cœur même de cette conflictualité croissante entre Occident et monde islamique. Elle démontre enfin, entre autres enseignements, comment la presse des pays touchés appréhende la notion de « lutte contre le terrorisme » d’une façon très différente de celle qui prévaut au Nord.
Au total, cette étude permet de renouveler les points de vue, de diversifier les angles d’analyse et de battre en brêche certains des a-priori et amalgames relatifs aux questions traitées. Elle introduit des voix plurielles dans un débat sur des évènements qui affectent aujourd’hui, peu ou prou, tous les recoins de notre village planétaire.
Préparé au moment où la guerre en Irak n’était encore qu’une menace, ce dossier, pour des raisons techniques, est publié après que cette menace se soit transformée en réalité, ce qui ne fait qu’augmenter sa résonance et démontrer l’actualité des questions qu’il soulève.
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Les attentats du 11 septembre et leurs suites : regards du Sud
Institut Panos Paris 2002
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Analyse de la presse du monde arabe et de l'Afrique centrale
Les quelques minutes qui ébranlèrent le monde le 11 septembre 2001 ont également affecté le monde arabe et l'Afrique centrale. Mais dans le tourbillon, on a oublié de se pencher sur le Sud et de voir comment il a saisi et décrypté ces évènements, ainsi que leurs conséquences.
Panos Paris a voulu remédier à cet oubli en tentant de comprendre les imaginaires, les référents, les enjeux en présence et les réactions suscitées par les attentats du 11 septembre dans un Sud souvent négligé.
Le présent rapport s'intéresse à la façon dont les presses arabe et de l'Afrique centrale ont rendu compte des évènements du 11 septembre 2001, de la riposte américaine du 7 octobre 2001 sur l'Afghanistan et du transfert des combattants présumés d'Al-Qaida.
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World Press Freedoom Committee Le comité mondial pour la liberté de la presse compte 44 organisations affiliées sur les six continents. Il développe la surveillance et la coordination, la défense d'une presse libre et la mise ne place de programmes d'assistance. C'est un "chien de garde" des informations libres pour l'UNESCO, les Nations-Unies, l'OSCE, l'Union européenne et autres organisations de défense des droits de l'Homme. Sa charte de la presse propose des indicateurs pour assurer la liberté de la presse et cela a été largement suivi et est disponible dans sept langues (russe, chinois, arabe). télécharger
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