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1. Aire géographique
2. Contexte
3. Objectifs
4. Axes de travail
5. Partenaires
6. Publics ciblés
7. Résultats attendus
8. Durée
9. Partenaires financiers
1. AIRE GÉOGRAPHIQUE
9 pays d'Afrique centrale :
> Burundi
> Cameroun
> Congo
> Gabon
> Guinée
équatoriale
> République
Démocratique du Congo (RDC)
> République
Centrafricaine (RCA)
> Rwanda
> Tchad.
2. CONTEXTE
L'existence de médias pluralistes, responsables et indépendants, est une condition essentielle de la démocratie et du développement.
Dans nombre de pays d'Afrique de l'ouest et australe, les années 90 ont été des années de plaidoyer puis d'ouverture et d'évolutions positives en faveur de médias pluralistes. De fortes avancées tant aux niveaux juridique, économique, professionnel, qu'organisationnel ont permis l'émergence de dizaines de journaux et radios, notamment associatives.
Mais en Afrique centrale, dans la grande majorité des neuf pays de la région, c'est l'absence de liberté d'expression qui règne encore. La société civile n'a pas, ou peu, accès à des médias pluralistes, publics et privés. Sans " quatrième pouvoir ", une réelle opinion publique voit difficilement le jour et ne dispose pas de " droit de regard " sur le politique. L'arbitraire a, seul, droit de cité.
Compte tenu de son expérience et grâce à ses réseaux de partenaires et de compétences l'Institut Panos Paris a souhaité mieux connaître et comprendre la situation des médias et les enjeux liés à leur développement dans cette région. Pour cela nous avons réalisé entre 1998 et 1999 une étude régionale sur la situation des médias (presse écrite, radio, TV, NTI) en Afrique centrale et les enjeux liés à leur développement. Etude publiée à Paris, aux éditions Karthala, sous le titre Afrique centrale : des médias pour la démocratie
Puis nous avons organisé à Yaoundé, du 21 au 24 juin 1999, le colloque :
Des médias pluralistes en afrique centrale, pour la démocratie et la paix, comment ?
avec la collaboration de l'Union des Editeurs de Presse d'Afrique Centrale (l'Uepac) et de l'École Supérieure des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (l'Esstic) de Yaoundé.
De ces initiatives, et des nombreux échanges et rencontres réguliers avec les professionnels et spécialistes de la région et du secteur, il se dégage un constat : en Afrique centrale le pluralisme des médias connaît une très faible dynamique.
De nombreuses contraintes légales, économiques, techniques, naturelles ou entretenues, s'opposent à son développement et à une réelle volonté de libéralisation du secteur de l'information.
En référence aux recommandations et attentes des professionnels d'Afrique centrale, adressées lors du colloque de Yaoundé aux pouvoirs publics, aux partenaires internationaux et à la profession, le programme Drim Afrique centrale s'attache à développer des actions d'appui tant aux niveaux juridique, économique, professionnel qu'organisationnel en faveur des acteurs d'une information pluraliste en Afrique centrale.
3. OBJECTIFS
> Objectif global
Développer en Afrique centrale
le pluralisme des médias tout en renforçant une information
pluraliste au service de la démocratisation, du respect des droits
de l'homme et en pleine collaboration avec les différents acteurs
de la société, privés et publics.
> Objectif spécifique 1
Initier et mettre en uvre les conditions nécessaires
au pluralisme des médias
> Objectif spécifique 2
Structurer et dynamiser la représentativité régionale des organisations médiatiques nationales respectueuses d'une réelle déontologie professionnelle
> Objectif spécifique 3
Appuyer la production
et une diffusion régulière de contenus d'information pertinents
favorisant le développement d'une culture démocratique
> Objectif spécifique 4
Sensibiliser et accompagner les acteurs de la
société civile dans l'affirmation et la concrétisation
de leur droit à communiquer via les médias publics et privés
4. AXES DE TRAVAIL
Le renforcement de médias pluralistes en faveur
de la démocratie nécessite une mobilisation sur plusieurs
fronts :
- L'adoption et l'application de cadres juridiques et réglementaires,
ainsi que de normes éthiques et déontologiques, indispensables
à l'émergence de médias indépendants (1) ;
- La formation du personnel et l'équipement des organes
de presse pour accroître la professionnalisation du secteur (2) ;
- L'amélioration du cadre économique des médias
afin de contribuer à leur viabilité et à leur développement humain et technique (3) ;
- Le conseil à l'émergence
et au fonctionnement d'organisations professionnelles représentatives,
nationales et régionales, accompagnant la structuration des paysages
médiatiques (4) ;
- La promotion de la responsabilité
sociale des médias et du droit du public à une information
claire et objective pour développer une véritable culture
journalistique auprès de l'ensemble des citoyens, qu'ils soient
producteurs ou bénéficiaires de l'information (5).
Pour répondre à ces impératifs, le
programme Pluralisme, Droits et renforcements institutionnels des médias
de l'Institut Panos Paris décline ses activités
selon cinq axes :
A travers ces axes de travail, le programme Drim vise
à la fois à renforcer les médias d'Afrique centrale
et à favorise la production
d'informations sur le pluralisme des médias. Sont ainsi présentées
sur ce site l'ensemble des productions médiatiques réalisées
dans le cadre du programme Drim :
L'Institut Panos Paris publie également tous les
mois une lettre d'information sur l'actualité
du pluralisme des médias en Afrique centrale, réalisée
par des correspondants des neuf pays de la région Africentr@lemedias
5. PARTENAIRES
> Les journalistes correspondants de l'Institut Panos
Paris ;
> les personnels des médias ayant participé aux manifestations
(ateliers, colloques
) du programme ;
> les organisations professionnelles
de journalistes, d'envergure régionale & nationales ;
> les institutions de formation ;
> les maisons de la presse ;
> les instances de régulation des médias ;
> les associations de défense de la liberté
de la presse ;
> les associations internationales du secteur des médias ;
> les ministères de l'information et de la communication ;
> les associations internationales de défense des droits de l'homme ;
> les associations de la société civile et ONG ;
> les Ong et organisations internationales ;
> les institutions gouvernementales régionales
et continentales.
6. PUBLICS CIBLES
> Les médias et leurs organisations professionnelles
A travers le personnel qui y travaille : direction, cadres, journalistes,
techniciens
et les structures collectives professionnelles : associations,
fédérations, syndicats, groupements
> Les associations et groupements de la société civile
Ces organisations prennent
de plus en plus part aux débats nationaux et internationaux tout
en étant de plus en plus actives localement, notamment comme pôle
et force de réflexion et de proposition dans l'élaboration
de nouveaux dispositifs législatifs ou institutionnels, dont ceux
concernant le secteur de l'information. Afin d'accroître leur force
de proposition et leur pertinence il est nécessaire de développer
chez leurs responsables et le public, à la fois une réelle
connaissance du fonctionnement des médias et un certain sens critique
de leur activité.
> Les leaders d'opinion
Les leaders d'opinion (politiques,
associatifs, syndicaux, confessionnels, artistes, sportifs
) doivent
être consultés, sensibilisés et régulièrement
informés sur les atouts d'une information pluraliste, endogène
et exogène, source de débats démocratiques. Ils ont
un poids en terme de mobilisation et de relais d'opinion.
> Pouvoirs publics & décideurs
Il convient d'informer pleinement les pouvoirs
publics, nationaux et régionaux aux différentes étapes
de définition et de mise en uvre des actions. Au sein d'administrations
souvent sans réels moyens de travail, il demeure des responsables
soucieux de contribuer aux processus de démocratisation, processus
qui ne peuvent pas se faire contre les autorités publiques ou sans
elles.
7. RÉSULTATS ATTENDUS
- L'adoption et l'application de nouveaux cadres juridiques et réglementaires
garantissant le pluralisme de l'information et la reconnaissance de l'existence
juridique des médias privés, tout particulièrement
associatifs.
- Une professionnalisation et une compétence accrue des
journalistes sur les thématiques " droits de l'homme, bonne
gouvernance et démocratisation, conflits "
- Un accroissement
en quantité, qualité et régularité de la production
médiatique, à la fois en presse écrite, radiodiffusion
et via Internet sur les thèmes du programme.
- Une représentativité
régionale des organisations médiatiques nationales respectueuses
d'une réelle déontologie professionnelle
- un accroissement
des échanges d'informations et de collaborations entre les médias
des différents pays de la région Afrique centrale
- Une collaboration
régulière et suivie, gage d'un accroissement de leurs auditoires
respectifs entre médias et associations de la société
civile
8. DURÉE
> 3 ans - à compter de 2001
9. PARTENAIRES FINANCIERS
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